Les différents accès d’un site

Un accès à un site n’est pas une clé unique. Il existe des accès pour modifier le contenu, gérer l’hébergement, consulter la base de données, transférer les fichiers ou administrer le domaine. Donner un accès trop large revient à confier plus de pouvoir que nécessaire.

AccèsCe qu’il permet généralementPrudence
CMSGérer contenus ou réglages selon le rôleNe pas confondre rédacteur et administrateur
HébergementGérer les services et fichiers de l’offreRéserver aux personnes responsables
FTP, FTPS ou SFTPTransférer des fichiersLimiter le périmètre et la durée si possible
Base de donnéesLire ou modifier des données sensiblesÀ éviter pour un simple besoin de contenu
Domaine et DNSOrienter le domaine vers ses servicesAccès critique, à contrôler régulièrement
Messagerie ou services externesGérer email, statistiques ou paiementDonner un compte individuel quand possible

Tous ces accès ne sont pas nécessaires à chaque personne et ils ne donnent pas les mêmes droits. Les rôles d’un CMS, comme ceux de WordPress, sont un exemple parmi d’autres et ne sont pas universels.

Authentification et permissions

L’authentification sert à prouver qui vous êtes, par exemple avec un mot de passe et une seconde vérification. L’autorisation, aussi appelée permission, définit ensuite ce que ce compte peut faire.

Comme dans un bâtiment, le badge identifie la personne qui entre ; les autorisations déterminent les pièces auxquelles elle peut accéder. Un mot de passe très solide ne suffit donc pas si le compte possède des droits excessifs.

Le principe du moindre privilège

Donnez uniquement les droits nécessaires, pour la durée nécessaire. Préférez un compte personnel à un compte partagé, retirez les accès devenus inutiles et n’accordez pas un accès administrateur pour une simple modification de contenu.

  • Une rédactrice peut écrire et publier des contenus sans accéder aux DNS.
  • Un prestataire ponctuel peut recevoir un accès limité et temporaire, sans connaître le mot de passe principal de l’hébergement.

Construire de bons mots de passe

  • Choisissez un mot de passe long, unique et difficile à deviner.
  • Ne le réutilisez pas entre plusieurs services.
  • Préférez une phrase de passe longue ou un mot de passe généré.
  • Conservez-le dans un gestionnaire de mots de passe.
  • Ne l’envoyez jamais en clair par e-mail, message ou capture d’écran.
  • Changez-le s’il a été exposé, partagé sans maîtrise ou utilisé par une personne qui n’a plus besoin d’accès.

Un changement périodique systématique n’est pas une garantie utile à lui seul. Il est plus important de réagir à une exposition ou à un changement de personne.

La double authentification

La double authentification, aussi appelée 2FA ou MFA, ajoute une seconde preuve après le mot de passe. Cela peut être une application d’authentification, une clé de sécurité ou un autre facteur. Elle réduit fortement le risque qu’un mot de passe volé suffise à accéder au compte.

Protégez aussi le code de récupération

Conservez un code de récupération dans un endroit sûr. Ne le transmettez jamais à une personne qui le demande par message, même si elle prétend représenter un service.

Comptes partagés et transmission d’accès

Un compte partagé rend difficile de savoir qui a réalisé une action et de retirer l’accès à une seule personne. Son mot de passe circule plus facilement ; en cas de fuite, il faut souvent le modifier pour tout le monde.

Préférez les comptes individuels, les rôles limités et une documentation interne indiquant qui détient quel accès. Ne conservez jamais des mots de passe dans un fichier texte non protégé.

Vérifier et retirer les accès

  • Listez les comptes importants et vérifiez qui en a réellement besoin.
  • Supprimez ou désactivez les comptes inutilisés.
  • Contrôlez les accès administrateurs et la présence de 2FA sur les comptes sensibles.
  • Mettez à jour les coordonnées de récupération.
  • Vérifiez les personnes ayant accès au domaine, à l’hébergement et à la messagerie.

Perdre l’accès au domaine ou à la messagerie peut rendre la récupération d’un site beaucoup plus difficile. Les accès de transfert doivent aussi rester protégés, comme l’expliquent les guides sur FTP, FTPS et SFTP et FileZilla.

HTTPS ne remplace pas la gestion des accès

HTTPS protège la connexion entre le navigateur et le site. Il ne choisit pas qui peut administrer le site : mots de passe, permissions et 2FA sont complémentaires. Le prochain guide expliquera pourquoi le cache peut aussi influencer ce que l’on voit sur un site, sans créer de lien tant qu’il est à venir.

Ce qu’il faut retenir

  • Chaque accès donne un pouvoir différent.
  • L’authentification prouve qui se connecte ; les permissions définissent ce que ce compte peut faire.
  • Le moindre privilège limite les conséquences d’une erreur ou d’un vol.
  • Des mots de passe uniques et la 2FA renforcent les comptes sensibles.
  • Retirer les accès inutiles fait partie de la maintenance normale.

Questions fréquentes

Uniquement les personnes qui doivent réellement intervenir sur cet environnement, avec le niveau de droit nécessaire.
L’authentification prouve qui vous êtes ; la permission définit les actions autorisées après la connexion.
Non. Il faut aussi limiter les droits, utiliser la double authentification quand elle est disponible et retirer les accès inutiles.
Ils empêchent de savoir qui a agi, compliquent le retrait d’un accès et font circuler le mot de passe.
Elle ajoute une seconde preuve après le mot de passe, ce qui limite les conséquences d’un mot de passe volé.